Project Description

ELSA SAHAL 

Comme un nuage, 2008

Sèvres – Cité de la céramique

Grès chamotté, émail, pièce unique, co-édition avec la galerie Claudine Papillon, 90×40 cm

L’artiste

Elsa Sahal est née en 1975 à Paris où elle vit. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où elle travaille notamment dans l’atelier d’Erik Dietman, elle a enseigné durant sept années à l’école supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, en tant que responsable de l’atelier Terre. Sa première exposition personnelle remonte à 2002 chez Claudine Papillon, galerie à laquelle elle est restée fidèle. Elle a effectué différentes résidences à Châteauroux, à Saint-Yriex-la-Perche, à Séoul ou aux Etats-Unis. Philippe Dagen, critique au Monde parle de ses « sculptures défaites », comme « frappées pendant leur modelage ou leur cuisson, par un inexplicable malheur ». « Elsa Sahal obtient des pièces étranges, qui commencent comme des corps ou des vases et finissent en mottes ou en stalactites ». En 2016, une partie de l’exposition « Ceramix, de Rodin à Schütte » à la Maison Rouge, Fondation Antoine de Galbert, en collaboration avec Sèvres-Cité de la céramique, est consacrée à l’ensemble de ses créations. La même année les éditions Norma publient un ouvrage sur l’artiste.

L’oeuvre

Dans la sculpture Comme un Nuage, Elsa Sahal a joué avec la qualité rugueuse du grès de Sèvres. Cette pâte chamottée se déchire et se délite mais peut aussi se plier et s’arrondir de manière quasi organique. Céramiste confirmée, l’artiste a exploité à la Manufacture la variété des textures et des couleurs offertes par la qualité de l’émail de haute température et de la pâte. Cette « peau d’émail unique » accentue le caractère et l’individualité de chacune de ces sculptures. L’aspect luxueux des cristallisations et des nucléations, les entremêlements de subtiles couleurs l’ont amené à simplifier les formes vers un propos simple, plus direct et plus ironique. Elle a aimé « trancher le paysage (comme on découpe une part de gâteau) et voir couler les couleurs de Sèvres le long de cette falaise ». « J’utilise des grès qui offrent d’immenses possibilités de matières toutes en transparence et en profondeur. Avec l’aide des techniciens, je développe considérablement mon travail dans des conditions idéales de recherche et d’expérimentation. Grâce à cet apport, je crois que mon travail, dégrossi par la confrontation ou le rapprochement avec toute la richesse de l’histoire et de la culture de la céramique présente à Sèvres, devient plus subtil ».